Accueil Date de création : 08/07/08 Dernière mise à jour : 08/09/10 16:38 / 686 articles publiés

La nuit.  posté le mercredi 08 septembre 2010 16:38

                        La nuit.

 

 

 

 

Ces instants de la nuit, sans bornes, sans repères

Ces visions infinies, sans ligne d’horizon,

Ces images dans le noir que l’on cherche, que l’on perd

Profonde obscurité, le néant est prison.

On devine en un bruit, les choses qui se passent

Le chien ses aboiements, ses craintes et les nôtres

Bruits d’ailes d’un oiseau qui sans laisser de trace

Est parti d’une branche pour s’en aller dans l’autre.

Tout cela sans image, seule l’imagination

Peut nous créer le film d’une vie invisible

On croit voir des formes, des hallucinations

Qui lorsqu’on les découvre peuvent être risibles.

C’est le bruit de l’horloge, du balancier qui bat

Comme un cœur il fait vivre et s’écouler les heures

Pendant que le sommeil que l’insomnie combat

Nous fatigue les yeux, et augmente nos peurs.

Quelqu’un dans l’escalier, on devine l’étage

Que des pas hésitants dans le noir vont atteindre

La clef dans la serrure dont la clef au grattage

Raye toute la porte que l’on devra repeindre.

Ronflements de sommeil, cris d’amour, de plaisir

Eternuements soudains, vidange d’une chasse

Grincement d’un sommier qui commence à vieillir

Bêlement des moutons qu’un insomniaque pourchasse.

Puis les bruits de la rue, rallument la lumière

Le camion des poubelles, la première mobylette

Quand la nuit doucement se retrouve à hier

La vision de la vie devient alors plus nette.  

 

 

 

                 André. M.

 

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Suis-je con? Bof!  posté le mardi 07 septembre 2010 18:36

            Suis-je con ? Bof !

 

 

 

 

 

Si les cons volaient, serions nous là demain ?

Je sais que chez certains c’est une certitude ;

Ne pouvant concevoir de se servir des mains

Pour décoller du sol, prendre de l’altitude.

Mais au fond ces cons là, s’ils restaient loin du ciel

Ne serait-ce pas peut être, car trop con pour voler

Ils ne pourraient partir côtoyer le soleil

Obligés d’avouer qu’ils en sont désolés.

Mais alors en partant de ce simple principe

Si tous les cons volaient parce qu’ils ont appris

Ceux qui restent par terre, qui au sol s’agrippent

Sont encore plus cons qu’eux de n’avoir réussi.

Donc si les cons volaient ils pourraient voir d’en haut

Les cons encore plus cons qui ne sauront jamais,

Mais si les cons nageaient il y aurait sur les flots

Pour nos amis requins du monde à consommer.

 

 

 

 

                  André. M.

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La puce et le morpion.  posté le dimanche 05 septembre 2010 17:43

            La puce et le morpion.

 

 

 

Un morpion se plaignait un jour à une puce

Car dans son ascension pour gravir les sommets

Il avoue : « je m’accroche aux parties et je suce »

Mais jamais à la tête je ne serai nommé.

Tandis que toi tu vis dans des toisons dorées

Parfumées et rasées dans le luxe parfait

Têtes propres où jamais, jamais je ne serai

Un morpion pour ces lieux devant être imparfait.

Je m’accroche aux parties, ma lutte est permanente

S’il y a ballotage, je sais choisir mon camp

Parfois j’aimerai mieux être une simple lente

Même si tête d’enfant fait souvent du boucan.

Crois tu mon ami puce que je sois pessimiste

De penser que jamais je n’aurai belle place ?

Crois-tu que ceux qui disent que je suis communiste

Veulent dans ce propos me faire perdre la face ?

C’est vrai que communiste peut s’appeler morpion

Il s’accroche au parti, peut être même qu’il suce

Le vote d’un camarade, liberté en option

Tout ça pour avancer d’un petit saut de puce.

 

 

 

 

                André. M.

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J'aurai voulu te dire.  posté le samedi 04 septembre 2010 19:17

            J’aurai voulu te dire…

 

 

 

 

 

J’aurai voulu t’écrire que tes yeux sont la mer

Que tes seins sont les dunes qui bordent le rivage

Que ton ventre est un peu comme un lopin de terre

Où poussent les enfants comme pousse un feuillage,

J’aurai pu t’appeler mon unique maitresse

Mon amie, ma copine, la femme de ma vie

Te décrire comme fée, ou bien comme déesse,

Te dire que tu es ma trousse de survie.

J’aurai pu te le dire, mais c’est bien trop banal

C’est même un peu ringard et tellement commun

Je veux t’écrire des mots inconnus des anales

Que tu découvriras en me lisant demain.

Je veux que la lumière se glisse entre mes lots

Que des cœurs scintillent à la place des points

Que ton esprit voyage aux phrases de mes flots

Et que ta jouissance te transporte très loin.  

 

 

 

 

               André.M.

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Voyage dans la nuit  posté le samedi 04 septembre 2010 09:56

            Voyage de nuit.

 

 

 

 

N’éteins pas la lumière je veux te voir encore

En te tenant la main, caresser ton visage,

M’en aller doucement en regardant ton corps

Partir en conservant dans mes yeux ton image.

Quand le train du sommeil viendra pour m’emporter

Je veux te dire adieu sur le quai de tes rêves

Entourée de tes elfes aux ailes agitées

Pour me dire au revoir en ce jour qui s’achève.

Les rails du repos porteront mon esprit

A travers de la nuit au pays de Morphée

Pays où les lutins agressent ou vous sourient

Pays des anges bleus et de très douces fées.

Dans le wagon de nuit sans toi je partirai

Allant des songes en rêves et en belles pensées.

Quand au bout du voyage demain j’arriverai

Tu seras sur le quai où je t’avais laissé.

Le sifflet du réveil m’annoncera la gare

Et le jour sur ma vie reprendra sa lumière

Et qu’importe si parfois je peux être en retard

L’important c’est qu’on soit tous les deux au réveil.

 

 

 

            André. M.

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